École

À quel âge l’école autorise une IA générative ?

Le cadre du ministère, publié le 13 juin 2025, sépare primaire, 4e et lycée. Avant la 4e, on explique l’IA. On ne la met pas dans les mains de l’élève en classe.

Sommaire
  1. Trois seuils, pas une autorisation générale
  2. Ce que ça change pour les devoirs du soir
  3. Fraude, énergie, esprit critique

Beaucoup de familles découvrent l’IA par un devoir déjà rédigé. L’école, elle, a posé un calendrier. Il ne suit pas l’âge du store d’applications. Il suit le niveau de classe.

Trois seuils, pas une autorisation générale

Le cadre publié le 13 juin 2025 le dit en trois lignes. Dès le premier degré, les élèves sont sensibilisés aux bases, sans manipuler directement une IA générative. L’usage pédagogique en classe, limité et accompagné, est autorisé à partir de la 4e. Au lycée, l’élève peut s’en servir seul dans un cadre écrit par l’enseignant.

La 6e et la 5e ne sont pas nommées à part. Le seuil d’ouverture est la 4e. En pratique, on reste donc sur la compréhension, sans installer l’élève devant le chatbot pendant le cours. Lilya couvre jusqu’à la 3e : la 4e et la 3e sont dans la zone « usage encadré », pas dans la zone lycée.

Autonomie autorisée en classeLecture du cadre du 13 juin 2025. 0 = pas de manipulation par l’élève. 1 = usage encadré. 2 = usage autonome dans un cadre donné par l’enseignant. Ce n’est pas une note de danger.

Échelle 0 → 1 → 2

CP au CM2Sensibiliser, sans faire manipuler
6e et 5eLe seuil d’usage n’est pas encore là
4e et 3eEn classe, avec l’enseignant
LycéeSeul, si le cadre est explicite

Ce que ça change pour les devoirs du soir

Le texte vise d’abord la classe. À la maison, la même logique évite le malentendu : un parent de CP peut utiliser un outil pour préparer une explication, puis parler avec l’enfant. L’enfant, lui, n’a pas à converser avec le robot. Le ministère demande aussi de ne pas faire créer de compte personnel sur un service grand public. Sous la 4e, le travail du soir se fait sans chatbot : un bilan situe le point, une mission le reprend.

Cohérent avec le cadre

  • Nommer l’outil : « ceci a été écrit par une machine ».
  • Demander une explication, puis refermer et refaire sans écran.
  • Réserver un essai guidé à la 4e ou à la 3e, si le professeur l’a permis.
  • S’entraîner sur une mission Lilya, qui ne rédige pas à la place.

À côté du cadre

  • Créer un compte au nom d’un élève de primaire.
  • Coller le devoir et rendre la réponse telle quelle.
  • Croire qu’un détecteur de texte « IA » fera foi. Le ministère les juge peu fiables.
  • Ignorer la consigne du professeur quand elle interdit l’outil.

L’usage de l’IA en éducation s’effectue exclusivement au service des apprentissages.

Ministère de l’Éducation nationale, cadre du 13 juin 2025

Fraude, énergie, esprit critique

Trois rappels du même texte servent souvent plus qu’un nouveau logiciel. Faire faire un devoir par une IA, sans autorisation et sans se l’approprier, est décrit comme une fraude. Il faut pouvoir vérifier le résultat, sinon on s’abstient. Et on passe son tour quand une recherche simple suffit : ces systèmes consomment de l’énergie.

La formation obligatoire aux enjeux de l’IA arrive au plus tard en 4e, sur Pix, puis en seconde et en première année de CAP. Le mode d’emploi pour les parents est dans l’article Pix.

Sources

  1. Ministère de l’Éducation nationale — Cadre d’usage de l’IA en éducationPage datée du 13 juin 2025. Toujours le texte de référence cité ici.
  2. CNIL — Enseignant : comment utiliser un système d’IARappel : pas de données personnelles dans un outil grand public.